Château de Belvès

Le Château de Belvès est inscrit aux Monuments Historiques depuis 1948.

 

L’édifice, construit au début du XIVe siècle, est agrandi au XIXe siècle avec l’adjonction d’une tour au sud et de pièces assurant la liaison avec le logis médiéval.  C’est à partir de cette période que le nouvel ensemble est nommé « Château de Belvès ». Il est aussi connu sous le nom de « Hôtel de Commarque ».


Une maison patricienne de la fin                du Moyen Âge

La bâtisse médiévale étonne de par ses dimensions. Dotée d’une tour d’escalier au sud, elle possédait des échoppes ouvertes sur l’une des rues principales de l’ancienne cité ; elle bénéficiait d’un emplacement stratégique, situé à l’entrée de la ville, mais aussi symbolique, en face de la propriété du couvent des Frères Prêcheurs. Sa façade sur rue témoigne des remaniements opérés au lendemain de la Guerre de Cent Ans pour mettre la demeure au goût du jour et affirmer le rang des propriétaires.

À l’intérieur, les aménagements révèlent les espaces d’apparat et la recherche de confort : la grande salle avec sa cheminée, les placards muraux, les latrines, mais aussi le décor peint.

 

 

©B.Plessy


Une découverte exceptionnelle…

C’est en 2010 que la demeure révèle ses trésors : deux ensembles de peintures murales sur les murs des salles du 2è étage. Une scène historique avec un haut dignitaire ecclésiastique (peut-être l’archevêque de Bordeaux), accompagnée d’un paysage d’arbres, et les célèbres triades des Neuf Preux. La grande qualité de ces peintures trahit l’influence de la Renaissance italienne

Le château de Belvès conserve le seul programme monumental représentant le thème des Neuf Preux connu à ce jour en Aquitaine. Deux autres ensembles picturaux sont conservés en France : au château d’Anjony (Cantal) et au château de Bioule (Tarn et Garonne).

 


La restauration du bâti  et des peintures

C’est grâce à la passion et à l’engagement de son nouveau propriétaire, François Dequesne, que le château de Belvès revit dès 2008.

Lors de cette acquisition, il était urgent de mettre l’édifice hors d’eau. Puis c’est au tour des murs extérieurs d’être restaurés. Alors que la mode de la pierre apparente avait déjà sévi dans les salles du premier étage, celles du niveau supérieur avaient encore conservé leurs badigeons protecteurs… Sous les gestes délicats et précis des restauratrices, les peintures sont alors apparues.

Le travail de valorisation et de restauration du site continue avec l’aide des spécialistes et des scientifiques.